"Maintenant c'est le libéralisme, c'est chacun pour sa gueule". C'est par cette célèbre phrase que l'animateur Thierry Ardisson concluait souvent ses quizz musicaux, signifiant ainsi que tous les coups sont permis pour l'emporter. Sortant d'une réunion de préparation pour les Européennes sur la thématique de solidarité et libéralisme et ayant un peu feraillé avec le blogueur Koz, je constate que les libéraux ont encore du travail pour casser cette image qui leur colle à la peau : les libéraux seraient de méchants individualistes qui ne penseraient qu'à eux. Il existe des tonnes de littérature et de posts qui expliquent le contraire, mais rien ne fait: les anti-libéraux continuent d'affirmer qu'être libéral c'est mépriser autrui. Comment expliquer alors qu'il y ait si peu de libéraux et autant d'égoïstes sur terre ? Trève de plaisanterie, il convient de revenir sur quelques contre-sens:
- Privilégier l'individu par rapport au groupe c'est mettre tout en oeuvre pour que ce dernier puisse s'exprimer et s'épanouir au sein de la société. C'est ce que réclame une politique libérale et cela n'a absolument rien à avoir avec l'égoïsme.
- Etant donné que le libéralisme authentique rend indiscociable liberté et responsabilité et que le principe de base est "ma liberté s'arrête là où commence celle d'autrui", il est clair que seuls des individus libres et responsables peuvent prendre en considération autrui dans leurs actions quotidiennes. Le libéral n'est pas celui qui allume son cigare dans un avion et qui dit à ceux qui ne sont pas contents de descendre. Des individus déresponsabilisés agissent en aveugle - c'est l'exemple de l'agent subalterne qui plutôt que de venir en aide à celui qui a besoin d'aide, lui explique qu'il ne peut rien faire sans demander à sa hiérarchie - et se contentent de circonscrire leurs actions dans un cadre qui leur a été fixé.
- Enfin, on entend souvent dire que seul l'Etat peut avoir une politique sociale en pratiquant la redistribution. Et c'est bien là notre malheur. Nous pensons nous défaire de nos devoirs de prendre en considération autrui, en remettant nos obligations à un grand "On colllectif", on devient incapable de mettre en place des actions de solidarité. Pour rappel, une politique libérale favorise le développement de toutes les structures qui impliquent une forme de solidarité : syndicats, associations, fondations, clubs...
La solidarité sera donc un thème essentiel de la campagne d'AL pour les Européennes.


Oui, oui, oui et encore oui... J'approuve à 100 % ce message à besoin d'être diffusé.
Rédigé par : AsTeR | 18/10/2008 à 14:02
Merci Jean Paul pour ces rappels utiles et tellement plein de bon sens.
Un libéral peut aussi avoir son propre système valeur, libre à lui d' être: solidaire, avide, dévoué, égoïste, cupide, généreux... C'est sa liberté fondamentale n'en déplaise à ceux qui caricaturent sans savoir.
Rédigé par : Denis Lesage | 19/10/2008 à 20:52
Bonjour Denis,
votre commentaire souligne à quel point on confond ce qui relève du caractère et de la morale individuelle et ce qui relève de la politique. Par contre, d'un point de vue politique, les règles à mettre en place ne doivent ni supporter ni encourrager les comportements anti-sociaux.
Ainsi, on dénonce actuellement le comportement avide de certains traders qui se sont enrichis outre-mesure et on laisse entendre que c'est un système libéral qui a permis cela. Or un système libéral, ne pourrait pas encourager l'avidité sans contre-partie. Cette contre-partie, en l'occurence, se manifesterait par le risque pour le trader de perdre plus qu'il n'a misé et de se ruiner. Or là, ce n'était pas le cas (voir les exposés de Vincent Bénard sur le sujet)
A bientôt
Rédigé par : JPO | 20/10/2008 à 00:11
Par contre, d'un point de vue politique, les règles à mettre en place ne doivent ni supporter ni encourrager les comportements anti-sociaux.
Rédigé par : ClubPenguin | 28/03/2011 à 04:59