Les gens qui lisent ma profession de foi, sont souvent surpris d'apprendre que j'ai vécu au RMI. Ils ont du mal à comprendre que l'on puisse avoir traversé un période de galère et poser aujourd'hui en costume la veste sur l'épaule. Et pourtant, je peux certifier avoir partagé le sort des 2300 rmistes de la deuxième circonscription. Il est vrai, je n'y suis pas resté plus d'un an, mais mieux vaut ne pas s'éterniser dans ce genre de situation. Véritable trappe à pauvreté, le RMI est un revenu sous conditions qui a vite fait de vous rendre dépendant. J'ai eu l'occasion d'en discuter hier lors d'une rencontre informelle au Relais d'Essey, entouré de Jacques mon mandataire financier et d'Eric le représentant de Liberté Chérie sur Nancy. Je remercie au passage le patron qui nous avait convié à venir organiser une réunion chez lui. J'ai donc eu l'occasion d'engager une conversation sur la thématique des minima sociaux. Or j'avais face à moi deux interlocuteurs: l'un affirmait que l'on ne pouvait tout de même pas laisser les gens crever dans la rue, l'autre qu'il y en avait plein qui passaient leur temps à ne rien faire et profitaient du système. J'ai alors pu constater les vertus de notre fameux revenu de liberté par sa capacité à mettre d'accord mes deux interlocuteurs. En effet, A.L. propose de remplacer toutes les aides sociales existantes par une seule et unique aide (évaluée à environ 500 euros) qui serait attribuée de manière identique et sans aucune condition à tous les individus. Ce revenu supprime les effets pervers du RMI. Quelqu'un qui en serait détenteur pourrait tout à fait reprendre un emploi sans pour autant perdre son revenu. Il serait d'ailleurs obligé de le faire, car, il aurait tout juste pour survivre. Ce revenu incite également à la prise de risque, l'initiative en garantissant à tous un filet de sécurité en cas d'échec. Si je reviens sur mon expérience personnelle, je me rappelle que lorsque j'étais rmiste, j'avais le projet de m'installer en free-lance. Aussi, je suis allé voir un conseiller dans une CCI, il m'a découragé en me disant que je n'avais pas fait d'étude de marché sérieuse et donc que je prenais le risque de perdre tous mes avantages sociaux. Je ne l'ai pas écouté et c'est ainsi que j'ai pu raccrocher le marché du travail. Mais si je l'avais écouté, peut-être qu'aujourd'hui je serai encore rmiste. Ce que montre mon histoire personnelle, c'est le caractère imparfait du système et la nécessité de le remplacer, car la bonne intention dont il part fait de la vie de ceux qui en bénéficient, un enfer... Ce dont j'ai personnellement souffert le plus, c'est de la perte de ma dignité. Et tout ceci confirme une vérité: si l'Etat ne doit laisser personne sur le bord de la route, il ne doit pas non plus justifier son existence sur sa capacité à maintenir les citoyens dans la m....... François Fillon et Martin Hirsh feraient bien de s'inspirer parfois du programme d'AL, plutôt que de chercher de nouvelles solutions usines à gaz.


"En effet, A.L. propose de remplacer toutes les aides sociales existantes par une seule et unique aide (évaluée à environ 500 euros)"
Pas une muavaise idée mais la somme pour les enfants (100€) est beaucoup trop faible.
Rédigé par : wdxfc | 02/06/2007 à 13:15